Spectacle en salle présenté en juin et septembre 2006 par les Tréteaux-Bâtisseurs.

L'action se passe en Italie, dans une petite ville de province, en 1917, dans le salon de M. Agazzi, conseiller préfectoral.

Toute la ville est bouleversée par une troublante histoire de séquestration. Le présumé coupable de cette affaire est un honorable fonctionnaire de la préfecture, M. Ponza, récemment arrivé avec sa femme et sa belle-mère.

Mais pourquoi tient-il sa femme enfermée ? Pourquoi l'a-t-il logée dans un appartement de la banlieue alors qu'il a installé sa belle-mère, Mme Frola, au centre de la ville ? Pourquoi ne laisse-t-il pas sa femme voir sa propre mère ? Pourquoi ne permet-il aux deux femmes de ne communiquer que par lettres ?

"Mon gendre n'a plus sa raison, déclare Mme Frola, il se figue que sa femme - ma fille - est morte, qu'il en a épousé une autre et c'est pourquoi il m'interdit de l'approcher, ce qui ruinerait son erreur"

De son coté, M. Ponza déclare : "Pas du tout. C'est ma belle-mère qui est folle. Sa fille est bien morte, et depuis longtemps. Mais elle refuse de l'admettre et de le croire. Je me suis remarié. Si je m'oppose à ce qu'elle rencontre ma femme, c'est par pure charité chrétienne, afin qu'elle conserve l'illusion maternelle".

Alors, dans la petite ville, on jase. Deux clans se forment : les "ponzistes" et les "froliste ". Pour les départager, on pourrait peut-être consulter l'état civil, mais toutes les archives ont été détruites par un terrible tremblement de terre qui a coûté la vie à la famille de M. Ponza.

Mme Ponza est-elle la fille de Mme Frola ou la seconde épouse de M. Ponza ? C'est ce que le chœur des provinciaux s'efforcera de savoir au milieu des sarcasmes du sceptique et ironique Laudisi.

Mise en scène : Philippe Pflieger
Scénario : Luigi Pirandello